observations sur le projet du camping (domaine de massereau)

L’ADESE se prononce clairement contre l’implantation du camping prévu sur l’emplacement du domaine de Massereau. En voici les raisons

-         L’ADESE défend un tourisme vert dont Sommières peut tirer un profit aussi bien sur le plan économique ainsi que sur celui de la qualité de vie de ses habitants. Ce projet est en effet celui d’un camping INDUSTRIE et PRIVE (de ceux qui refluent du littoral qui n’en veut plus).

-         La perspective de quelques emplois contrebalance-t-elle certains effets négatifs ? L’atout essentiel de Sommières réside dans son patrimoine historique, culturel et humain menacé (et déjà endommagé) par une telle installation. Loin de vouloir figer le village, l’ADESE pense que le choix d’un tourisme de masse et l’urbanisation qui lui est liée détruit ce qui en fait l’attrait et le charme, précisément ce pour quoi les touristes ont faix le choix d’y séjourner et ses habitants ont celui d’y résider.

-         L’implantation de ce camping est prévue :

o       dans un bois qui fait partie du patrimoine paysager de notre cité. Sommières perdra ainsi un poumon vert et un espace naturel de découverte pour promeneurs à pieds, à vélo ou à cheval.

o       dans une zone classée ZNIEFF qui doit être préservée car elle jouxte la vallée de Corbière elle-même classée en ZICO où on trouve le rollier d’Europe, espèce unique dans notre région qui la désertera.

o       dans un site de garrigue arborée et d’agriculture locale comprenant les premiers vignobles classés AOC à Sommières.

-         La construction de plus de cent HLL et les emplacements pour tentes et caravanes représentent un apport de population de quelque 600 personne, avec pour effet :

o       Un trafic automobile densifié alors que tout avait été prévu pour alléger le secteur rive gauche du Vidourle.

o       Des infrastructures lourdes (assainissement, modification de la départementale RD12). Qui va les payer pour le bénéfice principal d’une entreprise privée.?

o       Un complexe lié au camping avec magasins, piscine collective, espaces de loisirs intégrés qui entraînent des nuisances sonore et écologique, voire économique, certaines.

Par ailleurs, la procédure d’enquête publique n’a pas bénéficié d’une véritable information et semble formelle. Ainsi la réunion publique consacrée à ce sujet avant les élections municipales dernières ne l’a aucunement abordé et celle qui vient de se dérouler la semaine dernière n’a pas été l’objet de la publicité souhaitée : pourquoi ne pas y avoir invité les associations de défense de l’environnement ?

Certains aménagements déjà réalisés et des appels d’offre auprès d’entreprises locales laissent penser que le projet est déjà ficelé. Cette façon de faire est incompatible avec une démocratie participative et une politique environnementale que l’ADESE défend et qui s’inscrit dans une politique générale revendiquée.

Les élus municipaux doivent avant tout servir le bien-être public et non pas des intérêts privés. Ainsi pourquoi ne pas aider davantage le camping municipal (prioritaire) en état de désuétude et ne pas soutenir plutôt des projets de camping à a ferme ?