Où l'on reparle du PLU...
Par Rédacteur le dimanche 16 décembre 2007 à 22:35 - Edito - Lien permanent -

Ce Bois du Roi menacé...
Le PLU est en marche, les élections approchent.... et notre site est plus fréquemment visité. Mais voilà, parmi les commentaires, certains ne relèvent pas tous d'un intérêt réel pour l'urbanisme.... L'ADESE ne veut pas servir à des manœuvres non électoralement désintéressées. Aussi, nous nous voyons obligés de ne pas en publier certains afin de ne pas être taxés de propagande.
L'ADESE tient en effet à son indépendance politique - même si les adhérents ont leur conviction - seule garantie de notre libre engagement dans les problèmes environnementaux.
Mais revenons au PLU...
Hélas, peu de personnes ne sont sentis concernées par l'opération. Certaines - la plupart ? - n'ont même pas été au courant de cette procédure portant sur un document qui va dessiner le nouveau visage de Sommières pour les quinze ans à venir.
L'ADESE en est consternée. Mais comment pallier l'absence d'une réelle information municipale auprès de nos concitoyens ? Quatre demi-journées (à peine comme à Villevieille) pour une ville en pleine expansion nous semble bien dérisoire...
Le redira-t-on assez ? Le PLU va définir les choix de la commune . C'est dans son document qu'on peut trouver la véritable politique développée par la municipalité, plus que dans les discours des futurs candidats à la mairie, car alors tout sera bloqué. L'ADESE ne peut s'occuper de tous les quartiers de Sommières et, depuis trois ans, elle s'est cantonnée au quartier des Mauvalats, poumon vert de la ville menacé, en espérant que d'autres associations prennent en charge les problèmes environnementaux d'autres secteurs.
L'ADESE dénonce certaines anomalies, pointe du doigt certains dysfonctionnements, alerte de certains dégâts en matière environnementale, (tout cela en vain, hélas, jusqu'à présent) : aussi fait-elle l'objet d'attaques indirectes et parfois virulentes. Nous y répondrons en temps voulu. Nous sommes les empêcheurs de bétonner en rond entre amis. Tant pis. On nous rapporte ici ou là certains propos désobligeants : nous serions des privilégiés qui défendrions nos petits intérêts. En quoi dénoncer la "cabanisation" du Bois du Roi en pleine zone verte à protéger, l'absence de cohérence du zonage en mains endroits - là où résident de vrais intérêts... privés -, le cadeau fait à un propriétaire en conférant à sa seule parcelle un statut exceptionnel en plein secteur sauvegardé (statut inventé pour la circonstance) relèverait-il de la défense de nos intérêts privés ?
En réalité, ceux-là mêmes qui répandent ces calomnies, ne peuvent concevoir qu'on peut travailler à autre chose qu'à son bénéfice propre, par exemple, à sauvegarder ce qui reste de beauté au paysage et de charme à la vie à Sommières. Certains sont inquiets de voir leurs tentatives de magouilles capoter.
L'ADESE souhaite s'offrir en partenaire pour un dialogue fructueux avec la Municipalité. Sans espérer offrir un contre-poids aux inévitables et insupportables pressions immobilières, nous pensions au moins être pris en considération quant à des revendications modestes : restauration des chemins communaux que de grands propriétaires fonciers (bichonnés quant à leurs projets immobiliers) lorgnent et avouent vouloir faire leurs - quitte à priver ainsi de parcours de promenade les Sommiérois - ou maintien de la promesse de ne pas se livrer à la course démographique (après consultation par référendum local) au détriment de la qualité de vie. Il faut le regretter, jusqu'ici les municipalités n'ont donné aucun gage de leur bonne volonté en refusant de nous concéder la plus petite de nos revendications pourtant dictées par le seul intérêt général .
Oui, les élections approchent. A son habitude, l'ADESE posera des questions claires aux différents candidats quant à la politique urbaine et environnementale adoptée, même si tout sera joué après l'adoption en conseil municipal du PLU (début janvier). Mais, en cas de non respect de leur engagements ou d'atteintes caractérisées à l'environnement, l'association n'attendra plus la mauvaise volonté des élus pour se faire entendre et aura désormais recours, quand la cause lui semblera légitime, à d'autres voies légales.
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