Observations à propos du PLU.
Par Rédacteur le dimanche 16 décembre 2007 à 22:51 - P.L.U. - Lien permanent -
Voici la lettre que nous avons remise à sa demande à M. le commissaire enquêteur.
ADESE (Association de Défense de l’Environnement de Sommières et des Environs (loi 1901)
Site : adese.info
contact : adese@adese.info à
Monsieur le Commissaire enquêteur
Dans le cadre du projet PLU de la ville de Sommières
OBSERVATIONS sur le PLU
I. « ORIENTATION D’AMENAGEMENT DU BOIS DU ROI »
Aucune superficie du « Bois du Roi » n’est clairement indiquée sur le document PLU. Il est question (in Préalable du dossier) d’un « vaste espace boisé, genre taillis sous futaie » : c’est là une minimisation du caractère exceptionnel du lieu, en réalité planté de chênes remarquables et de pins de grande envergure.
Il est écrit que « le boisement présente un caractère homogène et particulièrement remarquable » : « homogène » assurément. La déclassification d’une partie centrale de zone ND devenue secteur parcellisé (110 parcelles) sans justification est une aberration : le « Bois du Roi » constituerait une véritable enclave NI, cerné par sa zone naturelle classée Aa (secteur hautement protégé) : plus que du mitage, c’est une verrue. On lit encore qu’il faut « conserver le caractère naturel du site » et que « en raison de la qualité et de la sensibilité du paysage et du site, le terrains pour être constructibles doivent avoir une superficie de 800 m2 » : c’est là une étrange conception d’un paysage à protéger, alors que, dans un secteur très urbanisé des Mauvallats, il est exigé 2000 m2. Les 80 m2 de surface de construction prévus, soit plus de 10% d’occupation du sol sans compter parking, auvents et piscine, sont en effet incompatibles avec « un usage de loisir et tourisme saisonnier ».
En fait le « Bois du Roi » se retrouverait sur-urbanisé en pleine zone naturelle fragile, relevant d’un « patrimoine paysager à préserver » (cf. « Analyse urbaine par secteur, « Les Mauvalats », 2.7.3.6 p. 101). Ce projet constitue une atteinte globale à l’environnement et procède d’un phénomène de cabanisation d’un secteur au beau milieu d’un site remarquable par sa beauté, projet incompatible avec « la valorisation des espaces naturels (cf. id. 2.7.3.7., p. 101).
Observations sur les Dispositions générales (art. L 123-1 3° et L 123-5) : Il y est question de « confirmer une destination de loisir en relation avec les usages actuels » : la zone est vierge, naturelle et aucun « usage actuel » ne peut être invoqué.
Enfin, les accès prévus dans la rubrique « aménagement des accès depuis la D12 » met en danger un site à préserver en limite du vallon des Corbières (où nichent les derniers rolliers d’Europe).Il est de plus spécifié que la « desserte du site ou l’accès sur la voie publique ne doit pas avoir une largeur inférieure à 5 mètres » ce qui revient à pratiquer des saignées dans un paysage encore préservé, lieu privilégié d’une des dernières promenades à pied depuis la ville.
Quant à la route d’Aubais, elle aboutit au goulet du quai Gaussorgues, soit à l’ancien pont romain : pourquoi avoir délesté la circulation d’un côté (par le nouveau pont) quand on la surcharge de l’autre ? A moins qu’on ne songe à violer le vallon des Combes (végétation et panorama à protéger) pour opérer une jonction route d’Aubais-Villevieille ?
Cet îlot de constructions avec l’accès à près de 200 véhicules se ferait au détriment du patrimoine paysager et des promeneurs lésés.
II. IMPASSE DE L’OLIVETTE
C’est un vallon représentatif du paysage sommiérois (amandiers, pins de belle envergure, oliviers, chênes, sentier bordé de dalles antiques…
Pourquoi extraire du secteur sauvegardé sur son côté gauche, une seule parcelle ? Elle constitue un cas à part, le SEUL dans le Plu, à être classé Udas, dénomination semble-t-il créée tout spécialement et arbitrairement pour cette parcelle et ain si définie : « affichage du périmètre de secteur sauvegardé par apposition de l’indice « s » » : quel est le sens de cette définition obtuse ? il est spécifié : « préservation des caractéristiques architecturales et urbaines » : à moins de contenter le propriétaire de la parcelle, on ne voit pas la raison d’attenter au secteur sauvegardé pour créer non seulement une nuisance paysagère avec un accès incommode (vallon avec chemin étroit). De plus les deux parcelles passées à la constructibilité (sur 1500 m2) sont d’un accès délicat et il va falloir entailler davantage le vallon pour y pratiquer une plate-forme de retournement : aux frais de qui ? Selon quelle viabilité ? Au nom de quel intérêt collectif ?
III. AMENAGEMENT CHEMIN DE GAILLARDET ET CHEMIN DU SAUT DU CHEVAL
L’aménagement projeté dans ce secteur traduit une incohérence en matière de zonage et une incompatibilité avec les prescriptions du SCOT et les nouvelles lois de l’urbanisme soit : densification de l’habitat dans la continuité de l’existant plutôt que mitage. Là aussi, les intérêts privés semblent avoir été davantage pris en compte que l’intérêt public.
Le découpage en dentelle incohérent, après avoir laissé une zone en secteur IAub (on ne s’en plaindra pas) les parcelles dans la continuité de la Violette, accorde la constructibilité IIAUc à de nouvelles parcelles auparavant situées en zone verte, lion de la ville. Le fait que ces terrains ont pour propriétaires des élus ou apparentés laisse planer un doute sur l’objectivité requise afin de servir l’intérêt paysager. Ce dernier consisterait à préserver le chemin du Saut du Cheval.
De plus, la circulation est très problématique dans ce secteur (voies très étroites, impossibilité de s’y croiser), voire dangereuse pourquoi la densifier davantage ? Il y a eu sur le chemin Paillassonne des accidents de circulation qui aurait pu être tragiques. L’ADESE ne comprend pas qu’on y limite l’accès au plus de 19 tonnes quand toute la ville est interdite au plus de 5 tonnes. Etant donnée la configuration de la voie étroite, en corniche, avec à pic, il nous paraîtrait raisonnable d’en limiter l’accès au moins de 5 tonnes.
IV. ANCIENS ATELIERS MUNICIPAUX.
La délocalisation des anciens ateliers municipaux libère un bel espace avec une grande bâtisse au pied des remparts, en plein cœur du centre ville historique. On apprend que le lieu serait confié à un lotisseur pour y élever des immeubles de 13 mètres.
L’ADESE regrette ce choix incompatible avec la sauvegarde du patrimoine architectural (le lieu même est historique) et la confiscation d’un terrain municipal au profit d’immeubles qui vont grever davantage la circulation déjà difficile en cet endroit et augmenter le flux des voitures sur le quai Gaussorgues.
Ne pourrait-il pas offrir un square aux habitants du centre ville, maintenant que la proche campagne a disparu ? La réhabilitation de l’immense bâtisse ne pourrait-elle se transformer un médiathèque par exemple (on note l’absence de bâtiments à usage culturel dans le futur PLU, alors que leur quasi absence fait cruellement défaut (une seule minuscule bibliothèque…) ou en maison des associations ?
Site : adese.info
contact : adese@adese.info à
Monsieur le Commissaire enquêteur
Dans le cadre du projet PLU de la ville de Sommières
OBSERVATIONS sur le PLU
I. « ORIENTATION D’AMENAGEMENT DU BOIS DU ROI »
Aucune superficie du « Bois du Roi » n’est clairement indiquée sur le document PLU. Il est question (in Préalable du dossier) d’un « vaste espace boisé, genre taillis sous futaie » : c’est là une minimisation du caractère exceptionnel du lieu, en réalité planté de chênes remarquables et de pins de grande envergure.
Il est écrit que « le boisement présente un caractère homogène et particulièrement remarquable » : « homogène » assurément. La déclassification d’une partie centrale de zone ND devenue secteur parcellisé (110 parcelles) sans justification est une aberration : le « Bois du Roi » constituerait une véritable enclave NI, cerné par sa zone naturelle classée Aa (secteur hautement protégé) : plus que du mitage, c’est une verrue. On lit encore qu’il faut « conserver le caractère naturel du site » et que « en raison de la qualité et de la sensibilité du paysage et du site, le terrains pour être constructibles doivent avoir une superficie de 800 m2 » : c’est là une étrange conception d’un paysage à protéger, alors que, dans un secteur très urbanisé des Mauvallats, il est exigé 2000 m2. Les 80 m2 de surface de construction prévus, soit plus de 10% d’occupation du sol sans compter parking, auvents et piscine, sont en effet incompatibles avec « un usage de loisir et tourisme saisonnier ».
En fait le « Bois du Roi » se retrouverait sur-urbanisé en pleine zone naturelle fragile, relevant d’un « patrimoine paysager à préserver » (cf. « Analyse urbaine par secteur, « Les Mauvalats », 2.7.3.6 p. 101). Ce projet constitue une atteinte globale à l’environnement et procède d’un phénomène de cabanisation d’un secteur au beau milieu d’un site remarquable par sa beauté, projet incompatible avec « la valorisation des espaces naturels (cf. id. 2.7.3.7., p. 101).
Observations sur les Dispositions générales (art. L 123-1 3° et L 123-5) : Il y est question de « confirmer une destination de loisir en relation avec les usages actuels » : la zone est vierge, naturelle et aucun « usage actuel » ne peut être invoqué.
Enfin, les accès prévus dans la rubrique « aménagement des accès depuis la D12 » met en danger un site à préserver en limite du vallon des Corbières (où nichent les derniers rolliers d’Europe).Il est de plus spécifié que la « desserte du site ou l’accès sur la voie publique ne doit pas avoir une largeur inférieure à 5 mètres » ce qui revient à pratiquer des saignées dans un paysage encore préservé, lieu privilégié d’une des dernières promenades à pied depuis la ville.
Quant à la route d’Aubais, elle aboutit au goulet du quai Gaussorgues, soit à l’ancien pont romain : pourquoi avoir délesté la circulation d’un côté (par le nouveau pont) quand on la surcharge de l’autre ? A moins qu’on ne songe à violer le vallon des Combes (végétation et panorama à protéger) pour opérer une jonction route d’Aubais-Villevieille ?
Cet îlot de constructions avec l’accès à près de 200 véhicules se ferait au détriment du patrimoine paysager et des promeneurs lésés.
II. IMPASSE DE L’OLIVETTE
C’est un vallon représentatif du paysage sommiérois (amandiers, pins de belle envergure, oliviers, chênes, sentier bordé de dalles antiques…
Pourquoi extraire du secteur sauvegardé sur son côté gauche, une seule parcelle ? Elle constitue un cas à part, le SEUL dans le Plu, à être classé Udas, dénomination semble-t-il créée tout spécialement et arbitrairement pour cette parcelle et ain si définie : « affichage du périmètre de secteur sauvegardé par apposition de l’indice « s » » : quel est le sens de cette définition obtuse ? il est spécifié : « préservation des caractéristiques architecturales et urbaines » : à moins de contenter le propriétaire de la parcelle, on ne voit pas la raison d’attenter au secteur sauvegardé pour créer non seulement une nuisance paysagère avec un accès incommode (vallon avec chemin étroit). De plus les deux parcelles passées à la constructibilité (sur 1500 m2) sont d’un accès délicat et il va falloir entailler davantage le vallon pour y pratiquer une plate-forme de retournement : aux frais de qui ? Selon quelle viabilité ? Au nom de quel intérêt collectif ?
III. AMENAGEMENT CHEMIN DE GAILLARDET ET CHEMIN DU SAUT DU CHEVAL
L’aménagement projeté dans ce secteur traduit une incohérence en matière de zonage et une incompatibilité avec les prescriptions du SCOT et les nouvelles lois de l’urbanisme soit : densification de l’habitat dans la continuité de l’existant plutôt que mitage. Là aussi, les intérêts privés semblent avoir été davantage pris en compte que l’intérêt public.
Le découpage en dentelle incohérent, après avoir laissé une zone en secteur IAub (on ne s’en plaindra pas) les parcelles dans la continuité de la Violette, accorde la constructibilité IIAUc à de nouvelles parcelles auparavant situées en zone verte, lion de la ville. Le fait que ces terrains ont pour propriétaires des élus ou apparentés laisse planer un doute sur l’objectivité requise afin de servir l’intérêt paysager. Ce dernier consisterait à préserver le chemin du Saut du Cheval.
De plus, la circulation est très problématique dans ce secteur (voies très étroites, impossibilité de s’y croiser), voire dangereuse pourquoi la densifier davantage ? Il y a eu sur le chemin Paillassonne des accidents de circulation qui aurait pu être tragiques. L’ADESE ne comprend pas qu’on y limite l’accès au plus de 19 tonnes quand toute la ville est interdite au plus de 5 tonnes. Etant donnée la configuration de la voie étroite, en corniche, avec à pic, il nous paraîtrait raisonnable d’en limiter l’accès au moins de 5 tonnes.
IV. ANCIENS ATELIERS MUNICIPAUX.
La délocalisation des anciens ateliers municipaux libère un bel espace avec une grande bâtisse au pied des remparts, en plein cœur du centre ville historique. On apprend que le lieu serait confié à un lotisseur pour y élever des immeubles de 13 mètres.
L’ADESE regrette ce choix incompatible avec la sauvegarde du patrimoine architectural (le lieu même est historique) et la confiscation d’un terrain municipal au profit d’immeubles qui vont grever davantage la circulation déjà difficile en cet endroit et augmenter le flux des voitures sur le quai Gaussorgues.
Ne pourrait-il pas offrir un square aux habitants du centre ville, maintenant que la proche campagne a disparu ? La réhabilitation de l’immense bâtisse ne pourrait-elle se transformer un médiathèque par exemple (on note l’absence de bâtiments à usage culturel dans le futur PLU, alors que leur quasi absence fait cruellement défaut (une seule minuscule bibliothèque…) ou en maison des associations ?
Commentaires
Réponse à l'observation sur le PLU
Le Site de la résidence du Bois du Roi est un secteur privé, il n'est donc pas un lieu de promenade ouvert au public comme vous vous semblez le penser.
Les propriètaires de ces terrains sont des gens qui ont été bernés par une sociètè immobilière qui leur ont promis monts et merveilles avec l'accord du notaire et la passivité de la municipalité d'alors qui ont laissé faire. Les faits se sont passés dans le début des années 80 et c'est en 84 que l'arrêté de la zone ND est voté. Alors quoi de plus naturel que les 75 propriétaires demandent que se concrétise ce qu'on leurs avaient promis. Ils demandent simplement qu'on leur laisse le droit de poser un chalet en bois qui se fondrait dans le paysage et non des cabanes comme vous semblez le croire.
De plus, ce lieu serait mis en valeur, il serait entretenu et non laissé à l'abandon et ne devienne un taillis ce qui limiterait les incendies.
Ces propriètaires qui ont été bernés sont des gens non fortunés qui pensaient pouvoir passer leurs vacances et leurs loisirs dans une région magnifique et un village agréable. ILs ne sont pas des gens qui veulent dégrader le paysage, ils sont soucieux du site ou se trouve leur terrain, et dans le contexte difficile que nous vivons, ils pourraient contribuer au commerce local.
Je suis de passage dans votre région la deuxième quinzaine de mai, j'aimerai pouvoir vous rencontrer et discuter de vive voix du problème du bois du Roi.
Le président de l'association du Bois du Roi