PLU : victoire ! inquiétude et perplexité...
Par Rédacteur le dimanche 17 février 2008 à 16:08 - Edito - Lien permanent -

Un paradis menacé ??
Une conclusion attendue
Ça y est, le commissaire enquêteur a enfin rendu ses conclusions. L’ADESE a été enfin entendue et voit ses revendications officiellement légitimées !
Le seul avis très nettement défavorable au PLU porte sur le dossier que l’ADESE avait soumis au commissaire : celui qui concerne les quelque 150 parcelles constructibles sur 800m2 avec emprise de 80m2.(voir rubrique « PLU » du 16 décembre 2007).
Une longue page est consacrée à cet avis défavorable dont voici des extraits :
Ce projet "est considéré comme mettant en place un mitage dans la zone naturelle avec un risque implicite de devenir une zone urbanisée à moyen ou long terme".. "il convient de geler définitivement toute tentative d'officialisation de la "cabanisation" du secteur" ;
Le commissaire s’étonne même :"il est étonnant qu'aucune des personnes publiques associées n'ait soulevé ce problème bien connu". Merci l’ADESE de l’avoir posé, elle !
En conséquence "le commissaire enquêteur émet un avis défavorable à l'aménagement tel que prévu dans ce secteur et demande à ce qu'aucun aménagement ne puisse y être réalisé hors ceux de type DFCI".
Hourra ! Le bois du Roi sauvé etson secteur rendu aux promeneurs, aux amoureux de ce coin préservé de nature (et des plus beaux) ? Ce serait sans compter avec la détermination étonnante de la Municipalité. La commission urbanisme s’est en effet réunie et le conseil municipal du 26 février devrait « entériner » le projet.
A qui profiterait ce crime paysager?
A quoi ont donc serviles enquêtes publiques sur le PLU ?
Pour en savoir davantage, nous sommes allés consulter le document du PLU avec les conclusions (document public de grand intérêt où figurent demandes, lettres du maire, motifs et conclusions).Quelle n’a pas été notre surprise de découvrir qu’aucun des propriétaires desparcelles du Bois du Roi n’avait réclamé la constructibilité ! Aucun ne s’est manifesté auprès du commissaire enquêteur ! Un seule requête fait état du projet du Bois du Roi : elle émane des propriétaires de Coste-Cirgues. De plus, ces deniers arguent la « zone de loisirs prévue avec une capacité de 500 personnes […] comparable à une situation d’urbanisme » pour que soient reclassés leurs hectares en zone (constructions admises)jusqu’alors en zone Aa (hautement préservée, réservée à la seule agriculture)… (lettre du 24 novembre 2007 au commissaire enquêteur)
Quelle est cette zone de loisirs comparable à une « zone d’urbanisme » ??Le Bois du Roi. La demande dit donc la réalité du projet sur le secteur : urbanisation … si le Bois du Roi est maintenu en zone Aa, l’argument de la zone urbanisée deviendrait donc caduque ?
L’ADESE va suivre avec intérêt le suite donnée aux conclusions (rendez-vous le 26 février pour le conseil municipal).
Des anomalies
De même nous nous étonnons du déclassement de la zone en « secteur sauvegardée » d’un parcelle de 1100 m2 dans l’impasse de l’Olivette…. Zone en principe inviolable selon les propos tenus par M. Dreyfus, directeur des Bâtiments de France rencontré l’an dernier à ce même sujet…
Etrange déclassement… La réponse de la commune de Sommières laisse songeur : « la parcelle rendue constructible en UDas vise à permettre la constructibilité demandée dans un vallon qui avec le PLU sera urbanisé. » rien de tel n’est indiqué dans le PLU. Alors ??
Plus étrange, un autre propriétaire se voit refuser la constructibilité avec 4000 m2 donnant sur le chemin de Gaillardet dans une zone entièrement urbanisée, à moins de s’acquitter de quelque 15000 euros pour des aménagements au saut du Cheval auxquels il n’a pas accès …
La situation devient ubuesque quand on apprend que trois parcelles situés entre l’impasse de l’Olivette et le chemin de Calès, enclavées, d’accès difficile – sans eau ni électricité – se voient constructibles… et voilà tous les voisins des dites parcelles convoquées au tribunal pour concéder sur leurs fonds un accès .
Selon quels critères a été effectué le zonage et décidé le basculement de telle ou telle parcelle ? Ils semblent plus arbitraires que logiques, en tout cas sans respect pour l’environnement.
L’ADESE reste mobilisée. Nous avons besoin de toutes les forces pour préserver notre patrimoine paysager !
Commentaires
Oui il existe de grosses et enormes incompréhensions, la parcelle du bois du roi est divisée en parcelles et avec des propriétaires responsables, donc pas un terrain pour la promenade publique, cet endroit est cloturé et privé, dans l'état ou il a ete acheté, il etait absolument impossible de s'y rendre, c'est l'amenagemnet des chemins d'accés aux parcelles, qui permet d'y acceder et non l'état sauvage de l'endroit au moment de l'acquisition, et maintenant vous voulez en faire un lieu publique de promenade !! Je RËVE !!!
Réveillez vous, en entretenant les terrains comme nous le faisons, nous empechons les incendies et les Raves party comme ce fut le cas il y a quelques années et nous étions témoins.Sans compter bien d'autres méfaits.
Nous savons ce qui se retranche derriere votre mobilisation.
Comment votre association peut-elle décider de faire du Bois du Roy un lieu public de promenade alors que c'est une propriété privée!
Je ne crois pas que vous auriez été du même avis 26 ans en arrière lors de l'acquisition des premières parcelles.
Le BOIS du ROY était tout en friche et il était difficile d'y pénétrer. L'endroit était propices aux incendies et seuls quelques chasseurs risquaient à s'y aventurer.
Aucune association ni personne ne c'était soucier à l'époque de faire comme vous dite "un lieu public de promenade".
On prétend aujourd'hui que c'est un paradis en danger,je ne crois pas, bien au contraire.
Ce paradis nous lui avons donner vie, nous le respectons et le protégons jalousement grâce à tous les propriétaires qui y ont consacré des heures, des années et du temps de leur loisir à le débroussailler,à l'élaguer et à assurer l'entretien du site.
Alors Messieurs, vous qui prétendez être soucieux de l'environnement, que pensez-vous si ce paradis redeviendrai une FORET VIERGE ?
Seriez-vous prêts, VOUS, à sacrifier autant d'années que nous, propriétaires, pour faire de ce lieu un espace de promenades?