Il faut déchanter….

Hourra ! Le bois du Roi sauvé etson secteur rendu aux promeneurs, aux amoureux de ce coin préservé de nature (et des plus beaux) ? Ce serait sans compter avec la détermination étonnante de la Municipalité. La commission urbanisme s’est en effet réunie et le conseil municipal du 26 février devrait « entériner » le projet.

A qui profiterait ce crime paysager?

A quoi ont donc serviles enquêtes publiques sur le PLU ?

Pour en savoir davantage, nous sommes allés consulter le document du PLU avec les conclusions (document public de grand intérêt où figurent demandes, lettres du maire, motifs et conclusions).Quelle n’a pas été notre surprise de découvrir qu’aucun des propriétaires desparcelles du Bois du Roi n’avait réclamé la constructibilité ! Aucun ne s’est manifesté auprès du commissaire enquêteur ! Un seule requête fait état du projet du Bois du Roi : elle émane des propriétaires de Coste-Cirgues. De plus, ces deniers arguent la « zone de loisirs prévue avec une capacité de 500 personnes […] comparable à une situation d’urbanisme » pour que soient reclassés leurs hectares en zone (constructions admises)jusqu’alors en zone Aa (hautement préservée, réservée à la seule agriculture)… (lettre du 24 novembre 2007 au commissaire enquêteur)

Quelle est cette zone de loisirs comparable à une « zone d’urbanisme » ??Le Bois du Roi. La demande dit donc la réalité du projet sur le secteur : urbanisation … si le Bois du Roi est maintenu en zone Aa, l’argument de la zone urbanisée deviendrait donc caduque ?

L’ADESE va suivre avec intérêt le suite donnée aux conclusions (rendez-vous le 26 février pour le conseil municipal).

Des anomalies

De même nous nous étonnons du déclassement de la zone en « secteur sauvegardée » d’un parcelle de 1100 m2 dans l’impasse de l’Olivette…. Zone en principe inviolable selon les propos tenus par M. Dreyfus, directeur des Bâtiments de France rencontré l’an dernier à ce même sujet…

Etrange déclassement… La réponse de la commune de Sommières laisse songeur : « la parcelle rendue constructible en UDas vise à permettre la constructibilité demandée dans un vallon qui avec le PLU sera urbanisé. » rien de tel n’est indiqué dans le PLU. Alors ??

Plus étrange, un autre propriétaire se voit refuser la constructibilité avec 4000 m2 donnant sur le chemin de Gaillardet dans une zone entièrement urbanisée, à moins de s’acquitter de quelque 15000 euros pour des aménagements au saut du Cheval auxquels il n’a pas accès …

La situation devient ubuesque quand on apprend que trois parcelles situés entre l’impasse de l’Olivette et le chemin de Calès, enclavées, d’accès difficile – sans eau ni électricité – se voient constructibles… et voilà tous les voisins des dites parcelles convoquées au tribunal pour concéder sur leurs fonds un accès .

Selon quels critères a été effectué le zonage et décidé le basculement de telle ou telle parcelle ? Ils semblent plus arbitraires que logiques, en tout cas sans respect pour l’environnement.

L’ADESE reste mobilisée. Nous avons besoin de toutes les forces pour préserver notre patrimoine paysager !