Elections et environnement...
Par Rédacteur le dimanche 30 mars 2008 à 20:06 - Edito - Lien permanent -
Comme nous l'avons fait avec les municipalités précédentes, nous continuerons à vouloir dialoguer avec nos élus en espérant d'être davantage entendus que par le passé.
Les élections ont eu lieu... et l'ADESE a eu la satisfaction de voir que le principal enjeu fut celui de l'urbanisme, du PLU et de l'environnement.
Comme nous l'avons fait avec les municipalités précédentes, nous continuerons à vouloir dialoguer avec nos élus en espérant d'être davantage entendus que par le passé.
Les élections ont eu lieu et l'ADESE a eu la satisfaction de voir que leur principal enjeu fut celui de l'urbanisme, du PLU et de l'environnement.
Oui, la dégradation de notre environnement n'est pas une FATALITE, mais résulte bien d'une politique urbaine.Nous le répétons, notre association se situe au-delà des clivages politiques et tout membre adhère sur le seul principe de notre action définie dans nos statuts (voir rubrique "Statuts"). C'est donc en tant que citoyens soucieux de préserver l'environnement et le charme de Sommières, sans pour autant refuser son évolution, que nous interpellons la mairie et les pouvoirs publics quand une atteinte caractérisée au site, à notre qualité de vie, au patrimoine paysager et architectural a été commise.
Or, il faut bien l'avouer, jusqu'ici, hélas, l'ADESE a échoué à entretenir un dialogue constructif avec les municipalités précédentes. Puissent les nouveaux élus se montrer davantage à l'écoute des citoyens que nous sommes, non pas préoccupés de leurs intérêts particuliers, mais par le seul souci de préserver un bien public, à savoir la qualité de vie à Sommières.
Si nous faisons un bilan de nos démarches auprès des maires, elles se soldent par un bilan négatif. le peu que nous demandions a été refusé ou détourné.
Récapitulons nos démarches et leurs résultats :
- des commissions extra-munipales pour instaurer un dialogue avec les élus, instaurer un échange de vues. Ils se sont réduits à une caricature d'"ateliers" où nos membres se sont retrouvés face à l'hostilité du Conseil et des recrues de cet "atelier" : agent immobilier, grands propriétaires soucieux de protéger leurs intérêts.
-Lors de son précédent mandat, nous avions invité le maire nouvellement élu, à visiter avec les membres de l'ADESE les Mauvalats dont nous avions établi une cartographie détaillée (tout un travail) . Quelque temps après, le Midi Libre nous apprenait que le tour du quartier avait bien été effectué par le conseil municipal avec.... les seuls M. et MMe Althoff, propriétaires du domaine de Costes-Cirgues. Un affront et un mépris pour le travail associatif. Pourquoi avoir ignoré l'invitation d'une association concernée pour la retourner auprès de personnes privées, propriétaires d'une grande partie des Mauvalats ? Lorsqu'on dénonce les faveurs accordées à ces propriétaires de quelque 60 hectares (sans que la mairie ait songé à en préempter une part), une élue crie au "racisme envers les Suisses" : est-ce de l'humour ? Nous n'avons rien contre ces personnes qui gèrent leurs affaires dans leurs intérêts. c'est humain. Mais comment ne pas s'étonner que les fonds acquis par leur SCI basculent - à quels parcelles près - en zone A (avec possibilité de construction)et qu'ainsi leur soit accordé ce qui est refusé à de petits propriétaires qui ont hérité ou durement acquis un fonds situé plus près de la ville ? Dirons-nous, à notre tour, qu'il s'agit d'un "racisme contre les Sommiérois" ?
-nous avions clairement dit, quand le PLU était en cours d'élaboration, qu'il fallait préserver les zones naturelles à protéger situées loin de la ville (dont le Bois du Roi) pour éviter le mitage des espaces verts et ce que les urbanistes appellent la "léopardisation" du territoire. Le maire a refusé catégoriquement de nous entendre alors même qu'aucun Sommiérois n'avait demandé cette urbanisation, que des projets semblables (à Souvignargues, à Junas) avaient été abandonnés et que les municipalités précédentes à Sommières y avaient renoncé. Pire, la municipalité décida de passer outre l'avis défavorable du commissaire .
- nous avons réclamé que les chemins communaux et ruraux soit débroussaillés (voir nos éditos précédents) et rendus aux promeneurs (touristes et locaux). En très peu de temps, nous avons vu certains de ces chemins obturés, devenir impraticables. A notre demande, les élus ont opposé une fin de non-recevoir sous prétexte du coût que cela représentait : faudra-t-il envisager une opération "débroussaillage" par des volontaires recrutés par l'ADESE pour qu'enfin soit prise en compte une réclamation légitime au bénéfice de tous ?- nous avions souhaité que le panorama unique sur le Pic-Saint-Loup (le plus beau du coin) soit préservé de constructions qui le cachent par leur hauteur excessive. M.Marotte, interpellé sur une construction dont le toit dépassait le niveau du chemin en corniche de Paillassonne, avait convenu de cette erreur et promis d'être vigilant à l'avenir : une nouvelle villa vient d'achever de boucher ce panorama désormais définitivement confisqué aux promeneurs. De qui s'est-on moqué ? Nos enfants et petits-enfants ne connaîtront pas la beauté de l'horizon ouvert sur le double promontoire du Pic Saint Loup et de l'Ortus : crime paysager, facile à éviter si on avait soumis les constructions à une hauteur raisonnable...pour préserver une des richesses du patrimoine paysager de Sommières.
-nous avions demandé aux élus de transformer le site des ateliers municipaux (situé en secteur sauvegardé) en récupérant la bâtisse en pierres de taille pour y installer médiathèque ou crèche, et même quelques logements, et faire de la cour un square à l'usage des habitants des rues basses comme des touristes. On apprend que le tout a été vendu à un promoteur pour une somme dérisoire, que la bâtisse va être démolie et le cour transformée en jardin et parking privatifs.
- Enfin, des pressions n'ont cessé d'être exercées contre nos membres ou ceux qui seraient susceptibles de sympathiser avec l'association;
Tout cela nous semble en contradiction avec les politiques environnementales actuelles qui préconisent une coopération avec les associations de défense de l'environnement.
Nous regrettons la surdité de nos élus - quels qu'ils soient - aux préoccupations environnementales . Ainsi, devant l'obstination de la municipalité qui a refusé de tenir compte de la réserve émise par le commissaire enquêteur quant au PLU, nous avons décidé de nous adesser désormais à M. le Préfet, et, le cas échéant, au Tribunal administratif pour juger de notre bon ou mauvais droit. Il faut donc - et nous le déplorons - en passer par là pour se faire entendre...
Que la justice passe donc à défaut du dialogue constructif que nous aurions souhaité.
Commentaires
Bravo pour votre travail , j'habite Junas et me situe sur les hauteurs qui domine la voie verte ( chemin du moulin à vent ) et depuis 2001 je vois disparaitre la forêt en bordure de junas pour voir pousser des logements locatif , et sur les hauteurs de villevieille cela ne s'arrange pas non plus .De 3 maisons que je voyais en 2001 on est en ce moment à plus de 12 et les derniéres sont d'énormes blauckaus de bof avec piscine pool house ...
( prés du bois du roi ) la derniére est une horreur : au moins 200 m 2 à étage et rouge ! c'est atroce que faut t'il faire ? contacter le scoot ? je cours réguliérement dans le coin et cela me navre j'ai envie d'agir ...
merci pour ce topic, mais faut que les mentalites change!
Un blog est un journal personnel en effet mais surtout un lieu dechange et de partage d idees (tout comme je fais actuellement sur le sujet) Bref, Merci pour les tuyaux, cest tres enrichissant.